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Le Président du Sénat a reçu l’association PHARE Enfants-Parents

par sdupont
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Rencontre au Sénat : Monsieur Gérard Larcher s'est entretenu avec la Présidente de l'Association PHARE Enfants-Parents.

Le mercredi 24 février 2021, Monsieur Gérard Larcher s’est entretenu avec la Présidente de l’Association PHARE Enfants-Parents.

Après avoir écrit au Premier Ministre Jean Castex, à l’occasion de la 25e Journée Nationale de Prévention du Suicide du 5 février 2021, Thérèse Hannier a rencontré Monsieur Gérard Larcher au Sénat.

Cette rencontre a été l’occasion de défendre la proposition de l’association pour la création d’un 3e Plan National de Prévention du Suicide.

En effet, depuis 30 ans PHARE Enfants-Parents agit sur le terrain de la prévention du mal-être et du suicide des jeunes.
L’association se distingue par une offre de services particulièrement variée et adaptée à la prévention du mal-être :

  • Écoute téléphonique,
  • Accueil et suivi psychologique,
  • Aide à distance par mails,
  • Groupe de parole
  • Interventions en milieux scolaires et universitaires.

PHARE Enfants-Parents a acquis une expertise qui lui permet d’analyser la situation globale en France. Nous pouvons d’apporter un avis éclairé sur des mesures susceptibles de prévenir le suicide et donc de sauver des vies.

Depuis plusieurs années, une forte proportion de la population de jeunes souffre d’un mal-être. Cette souffrance se traduit par une importante augmentation des troubles psychiques et des comportements mettant en péril leur santé et leur vie : violences, fugues, scarifications, troubles mentaux, addictions, tentatives de suicide.

Si le nombre de suicides a baissé régulièrement depuis 2000, en particulier chez les jeunes, les chiffres sur leur état de santé mentale sont alarmants.

Le mal-être s’amplifie et gagne en précocité.

Les résultats d’une étude réalisée auprès des 15 – 25 ans, confirment une situation inquiétante sur leur état mental.

La Fondation RAMSAY a réalisée cette étude à l’occasion de la rencontre Prévention Santé organisée le 20 novembre 2020 par la  :

  • 44 % des 15-25 ont déjà̀ été́ confrontés au suicide dans leur entourage (famille, amis) *
  • 2 jeunes sur 3 (65 %) ont déjà eu des pensées suicidaires, 50 % d’entre eux préfèrent le garder secret*
  • Les principales raisons des pensées suicidaires sont le harcèlement (54 %), les réseaux sociaux (16 %) et la solitude (14 %) *
  • Ils s’accordent massivement pour dire que la crise sanitaire a aggravé la fragilité́ mentale de leur génération*

* Source : http://rencontres-prevention-sante.fr/edition-2020/

Cet aperçu de la situation actuelle doit nous conforte dans l’idée d’un état d’urgence.

Les propositions qui suivent, portent sur la prévention du suicide dans sa globalité, tous âges confondus.
Elles mettent en exergue la prévention qui doit s’appliquer aux enfants et aux jeunes, ceux-là même qui constituent l’avenir.

Les propositions majeures de phare enfants-parents

Un Programme National de Prévention du suicide comprenant :

  1. Des mesures favorisant les facteurs de protection dès le plus jeune âge, notamment en faveur des familles, des écoles.
    Suggestion :
    Création de structures de proximité dans les villes et cités pour permettre aux familles en difficultés d’être accompagnées par des personnes formées et qualifiées. Cela leur permettrait de recevoir des conseils de psychologues, d’être aidés au travail scolaire, au rôle parental.
    Ces structures pourraient s’appeler « Maison des familles »
  1. Une augmentation du nombre d’infirmières, de psychologues et de médecins scolaires.
  2. Des mesures plus efficaces pour lutter contre le harcèlement, les abus sexuels.
  3. Des actions de communication grand public pour :
  4. Lever le tabou du suicide, Déstigmatiser les troubles mentaux, les différences liées aux comportements d’enfants à haut potentiel, hyperactifs, dyslexiques et porteurs d’autres handicaps,
  5. Modifier le regard des autres sur la souffrance psychique,
  6. Sensibiliser aux signes de mal-être et à la bonne attitude par l’empathie, l’écoute et l’encouragement à être aidé par un professionnel.
  1. Une meilleure surveillance des réseaux sociaux incitant ou encourageant le suicide. PHAROS en est chargé mais trop de projets de tentatives de suicide annoncés se réalisent après publication de posts explicites.
  2. Une amélioration de la qualité des services psychiatriques visant à diminuer le nombre de suicides dans les hôpitaux et à éviter les récidives.
  3. La prise en compte de l’entourage dans la prise en charge d’un suicidaire ou d’un suicidant (recommandations de la conférence de consensus de 2000) et non son exclusion des dispositifs de soin.
  4. La généralisation de la prise en charge des honoraires des psychologues par la CNAM.
  5. Une généralisation de la formation au repérage des signes de mal-être et de la crise suicidaire.
  6. Des mesures plus efficaces contre les addictions (produits toxiques causes de troubles mentaux et cyberdépendance).
  7. Des données épidémiologiques : généralisation des certifications électroniques et amélioration des collectes et exploitations de statistiques indicateurs de signes de mal-être profond.

Un soutien aux associations en :

  • Incitant les organismes de Santé, en particulier les ARS, à financer les actions de prévention du suicide
  • Encourageant les dons aux associations par des campagnes médiatiques annuelles
  • Créant un Fonds Solidaire pour financer les associations de prévention du suicide identifiées comme telles

Nous espérons que ces propositions soient bientôt entendues.

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