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par sdupont

PHARE Enfants-Parents alerte les pouvoirs publics et réclame des mesures efficaces et concrètes

PHARE Enfants-Parents a pour objet « la prévention du mal-être et du suicide des jeunes »,  c’est à ce titre qu’elle œuvre sur le terrain et porte des propositions, notamment auprès pouvoirs publics.

Néanmoins cette cause fait partie intégrante de la globalité de la prévention du suicide tous âges confondus, en effet chaque grande catégorie d’âges a ses spécificités : jeunes, adultes et personnes âgées.

Les 6 points clés de la prévention du suicide des jeunes qui posent les principes d'action de PHARE Enfants-Parents

1 -Point important pour PHARE ENFANTS-PARENTS

Préventir le mal-être

La prévention du suicide passe indéniablement par la prévention du mal-être et par des actions très en amont. L’ état de mal-être constitue une des premières phases du processus de crise suicidaire pouvant aboutir au passage à l’acte fatal.

Laisser s’installer le mal-être consiste à multiplier le nombre de personnes en souffrance et à favoriser l’émergence des pathologies psychiatriques.

2 -Point important pour PHARE ENFANTS-PARENTS

Donner la priorité aux jeunes

La prévention du mal-être des jeunes doit être considérée comme prioritaire dans la politique globale de prévention du suicide car les jeunes sont les adultes et les personnes âgées de demain.

La notion de « jeunes » ne doit pas se réduire à la période de l’adolescence mais à la prise en compte de la petite enfance jusqu’à l’âge de 25 ans.

3-Point important pour PHARE ENFANTS-PARENTS

Impliquer tous ceux concernés

Il faut d’élargir les actions de prévention dans d’autres lieux que ceux dédiés à la psychiatrie et associer tous les acteurs susceptibles de jouer un rôle d’écoute, de soin et de protection.

Les principaux acteurs pouvant intervenir dans la prévention du suicide sont :

  • La famille et l’entourage,
  • Les professionnels de la santé : pédiatres, médecins généralistes, psychiatres, psychologues, médecins et infirmières scolaires, médecins du travail…
  • Les associations d’écoute et de suivis psychologiques,
  • Les CMPP, PMI, M D A, CMP.
4 -Point important pour PHARE ENFANTS-PARENTS

Mettre en place un plan spécifique

Il serait cohérent de rassembler toutes les mesures préventives dans un 3e Plan National de Prévention du Suicide car : 

  • Le tabou qui entoure le suicide freine toute action de prévention
  • Les mesures de prévention du suicide sont diluées dans le Plan Santé Mentale, reposant essentiellement sur la psychiatrie, laquelle peut être qualifiée de sinistrée
  • Les deux premiers plans nationaux de prévention du suicide (2000/2005) et (2011/2014) ont contribué à la diminution du nombre de suicides en France
  • La prévention primaire est insuffisamment développée.
5 -Point important pour PHARE ENFANTS-PARENTS

Améliorer les données épidémiologiques

La prévention du suicide nécessite une amélioration des données statistiques.

Pour mieux connaître la problématique suicidaire, il faut s’intéresser aux différents facteurs de risques et de protections, élargir les recueils d’informations et perfectionner la collecte et l’exploitation des statistiques.
Il y aurait lieu de généraliser la certification électronique des suicides. Seuls 20 % au plan national actuellement. Pour les tentatives de suicide, le cumul de données de différentes sources, (s’ajoutant aux Urgences hospitalières) notamment provenant de tous les médecins généralistes (2% participent au Réseau Sentinelle en 2020) serait souhaitable.

6 -Point important pour PHARE ENFANTS-PARENTS

Soutenir les associations

Il y aurait lieu de créer un Fonds Solidaire pour financer les associations de prévention du suicide.

PHARE Enfants-Parents existe depuis 30 ans mais se trouve –comme bien d’autres certainement – dans une situation de précarité.

Chaque année, les demandes de subventions sont à reformuler pour obtenir des montants qui ne varient pas depuis 15 ans. Sans cesse, il faut consacrer beaucoup de temps et d’énergie pour rechercher de nouveaux financements. L’activité se développe mais le nombre de salariés ne peut augmenter faute de budget.

Pourtant le service d’aide apporté aux familles, aux jeunes en souffrance est extrêmement utile et nécessite des personnels qualifiés et formés.

Les propositions de PHARE Enfants-Parents

LES PROPOSITIONS DE PHARE ENFANTS-PARENTS

Les deux premiers plans plans nationaux de prévention du suicide (2000/2005) et (2011/2014) ont largement contribué à la diminution du  nombre de suicides en France.
Actuellement, les mesures de prévention sont dilluées dans le Plan de Santé Mentale, et  reposent essentiellement sur la psychiatrie, qui peut être qualifiée de sinistrée.

 

PHARE Enfants-Parents milite pour la mise en place d'un 3ème plan de prévention du suicide en 9 mesures

En mettant en place des mesures favorisant les facteurs de protection dès le plus jeune âge, notamment en faveur des familles, des écoles.

Suggestion :  création de structures de proximité dans les villes et cités pour permettre aux familles en difficultés avec un ou des enfants en mal-être de recevoir des conseils, d’être aidés au travail scolaire, au rôle parental par des personnes formées et qualifiées. « Maison des familles »

En instaurant des campagnes d’actions de communication grand public pour :

    • Lever le tabou du suicide,
    • Dé stigmatiser les troubles mentaux, les différences liées aux comportements d’enfants à haut potentiel, hyperactifs, dyslexie et autres handicaps,
    • Modifier le regard des autres sur la souffrance psychique,
    • Sensibiliser aux signes de mal-être et à la bonne attitude par l’empathie, l’écoute et l’encouragement à être aidé par un professionnel.

En prenant des mesures concrètes et efficaces pour lutter contre le harcèlement, les abus sexuels.

En organisant une meilleure surveillance des réseaux sociaux incitant ou encourageant le suicide est nécessaire. PHAROS en est chargé mais trop de projets de tentatives de suicide annoncés se réalisent après publication de posts explicites.

En dotant les services psychiatriques de plus de moyens pour améliorer la prise en charge des patients et ainsi diminuer le nombre de suicides dans les hôpitaux et à éviter les récidives.

En incluant l’entourage dans la prise en charge d’un suicidaire ou d’un suicidant (recommandations de la conférence de consensus de 2000) et non son rejet.

En généralisant la formation au repérage des signes de mal-être et de la crise suicidaire.

En mettant en place des mesures plus efficaces contre les addictions (produits toxiques causes de troubles mentaux et cyberdépendance).

En généralisant les certifications électroniques et en améliorant les collectes et exploitations de statistiques indicateurs de signes de mal-être profond.

PHARE Enfants-Parents demande aux pouvoirs publics de soutenir le tissu associatif

Créer une émission télévisée annuelle Pour encourager les dons aux associations et sensibiliser à la prévention du mal-être et du suicide des jeunes

Créer une émission télévisée annuelle

Pour encourager les dons aux associations et sensibiliser à la prévention du mal-être et du suicide des jeunes

Encourager le financement public

Enourager le financement public

Pour inciter les organismes de Santé, en particulier les ARS, à financer les actions de prévention du suicide,

Fonds solidaire pour les associations

Créer un fonds solidaire

Pour pour financer les associations de prévention du suicide

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