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Stop aux idées reçues sur le suicide !

par sdupont
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Stop aux idées reçues; Parler peut sauver des vies

Il est encore très difficile d’exprimer une souffrance psychologique et de parler du suicide dans le monde d’aujourd’hui. Il est temps d’arrêter les idées reçues autour du suicide.

Ce tabou nuit gravement à toutes les actions de prévention et freine bien évidement l’octroi des fonds nécessaires à la prévention.
Plus grave, ne pas en parler entrave également la parole de ceux qui souffrent ou des familles endeuillées par le suicide d’un proche.

N’oubliez pas

« PARLER PEUT SAUVER DES VIES« 

Ce silence autour du suicide entretient la méconnaissance autour de ce sujet qui fait l’objet de nombreux préjugés.

Principales idées reçues sur le suicide
  • « Le suicide est une fatalité » : C’est faux.
    Ceux qui pensent au suicide se sentent dans une impasse, pensent qu’ils n’ont pas le choix. Il existe d’autres choix. C’est la raison pour laquelle il faut leur montrer que vous êtes là, sans juger, sans moraliser.
  • « En parler donne des idées » : C’est faux.
    Parler du suicide n’est pas incitatif. Au contraire, cela libère la parole et permet à celui qui va mal, d’exprimer sa souffrance. En parler lui permettra de libérer la parole face aux idées suicidaires.
  • « Ceux qui se suicident sont fous » : C’est faux.
    Le suicide n’est pas une maladie mentale. Il ne s’agit pas de folie mais d’une souffrance extrême à laquelle la personne cherche à mettre fin . Dans la crise suicidaire, elle ne voit plus les possibilités qui existent de s’en sortir.
  • « C’est un choix personnel » : C’est faux.
    Le suicide n’est pas un choix, mais un non-choix, ou plutôt une non-perception des autres choix.
  • « Celui qui se suicide est courageux/lâche » : C’est faux.
    Une personne suicidaire est une personne en proie à des émotions très fortes et le geste survient pour alléger les souffrances qui deviennent trop difficiles à supporter. Au moment du passage à l’acte, la personne suicidaire n’a plus les idées claires et vit une situation de crise intense. Le geste suicidaire représente un grand désespoir ; la lâcheté et le courage, sont des jugements de valeurs.

La prévention du suicide est possible

 Par une prise de conscience collective 

Chacun peut, par une attitude bienveillante, empêcher un geste désespéré. C’est pourquoi il faut d’abord lever le tabou par une sensibilisation de masse.

Il existe des formations de secouristes en santé mentale, organisée par l’associataion PSSM.  
Chacun peut ainsi devenir acteur de la prévention du suicide et des troubles mentaux.

Par une volonté politique

Une volonté politique implique la mise en œuvre, au plan national, d’actions concrètes clairement définies avec les budgets correspondants. Elle doit reconnaître les acteurs de terrain, en particulier les associations dédiées, comme des auxiliaires indispensables à l’accomplissement d’une mission de service public.

Des mesures de prévention efficaces éviteraient des drames humains et réduiraient le coût des conséquences des actes suicidaires 

PHARE Enfants-Parents milite pour que le mal-être de jeunes et le tabou autour de l’acte suicidaire soit enfin levé.

A l’occasion de la 25eme journée nationale du suicide, le 5 février 2021, PHARE Enfants Parents a écrit au premier ministre une lettre ouverte pour attirer son attention sur la nécessité de mettre en place une politique de prévention plus efficace et plus en amont que celle définie actuellement dans le Plan Santé Mentale.

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